
Les Boulingrin
de Courteline
Scènes de la vie quotidienne et tranches de vie revisitées avec humour et énergie par un maître du genre, Georges Courteline.
Sept saynètes pour 1h15 de spectacle , avec notamment « La Peur des Coups », « Monsieur Badin », « Gros Chagrins » et bien sûr « Les Boulingrin ».
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La Presse en parle

Courteline et grandes tirades
Ecrivain et auteur dramatique français, Georges Courteline (1858-1929) se plaisait à dépeindre les travers de la petite bourgeoisie de son temps. Lui-même employé de la fonction publique pendant 14 ans, il s'est aussi souvent inspiré de son entourage pour tournerr en dérision ses collègues-et la bureaucratie , en général. Les spectateurs du théâtre municipal ont eu le loisir d'apprécier sa verve sattirique, vendredi soir, grâce à une belle interprétation de la jeune compagnie parisienne« Porte des lilas ». Après un savoureux prologue signé du maître de l'ironie Sacha Guitry, les quatre comédiens ont continué à divertir l'assistance en jouant quelques unes des plus croustillantes saynètes de Courteline. Stéphane Baty, Sophie Carnet, Manon
Montel et François Lis ont en effet fait preuve d'une énergie remarquable au cours de leurs prestations, rendant ainsi leurs personnages aussi drôles que convaincants. La légèreté des femmes, la lâcheté des hommes, l'étroitesse d'esprit des employés de bureau... chacun en prend pour son matricule au fil des scènes présentées. Des situations burlesques, absurdes, caricaturales parfois, mais qui décrivent souvent les affres de notre propre quotidien. Par leur justesse et leur endurance, les jeunes membres de la compagnie La porte des lilas ont montré qu'ils n'en étaient pas à leurs premières armes. Le succès remporté ce soir-là devant le public spinalien est en outre le gage d'un avenir qui s'annonce prometteur.
Au théâtre ce soir
Lever de rideau sur Courteline
Entre tranches de vie et grande comédie : quatre jeunes comédiens parisiens proposent de revisiter Courteline à travers les sept saynètes des Boulingrin, demain soir au théâtre municipal.
De Courteline, ils ont gardé la fraîcheur et les couleurs. Se sont débarrassés d'une époque, en ont extrait l'intemporel. "Ce sont des saynètes de la vie quotidienne" répètent-ils, comme pour mettre en évidence la modernité du texte.
De l'auteur, ils ont retenu "Les Boulingrin". Sept tableaux, sept tranches de rire : le classique de Courteline n'a pas vieilli. Et trouvent dans leur interprétation un coup de frais étonnant. Tout l'automne, ils se sont installés dans un café-théâtre de la porte des Lilas. En tirent un nom de
compagnie éponyme, et surtout connaissent un petit succès. En coulisses, c'est plutôt système D. "Comme nous n'avons aucune scène où nous jouons tous les quatre, on a tout fait ensemble : mise
en scène, costumes, décors, musique..." Mais ça marche, tellement qu'ils pensent à la province.
Sophie Carnet, Manon Montel, Stéphane Baty et Frangois Lis investissent le théâtre municipal, pour une nouvelle "première" attendue avec appréhension. Et avec impatience pour le public.
Les Boulingrin au collège
Une troupe de théâtre au collège ? C'est la belle initiative d'Antonine Perrin et de ses collègues professeurs de lettres à Clemenceau. Et c'est en présence d'une centaine de collégiens des classes de 4e et 3e que se sont déroulées les deux représentations, jeudi.
Cette jeune troupe présente son spectacle ce soir au théâtre municipal. Pour les professeurs de français, c'était l'occasion de présenter aux élèves une autre forme de littérature. Un mode plus moderne que la lecture. L'illustration même de ces extraits de pièces de Courteline venait étayer le travail sur la comédie effectuée en classe. La troupe de comédiens, quant à elle, a su transmettre aux élèves les différents jeux de l'auteur à travers des satyres sur le fonctionnariat... Cette démarche volontaire est une ouverture sur la culture théâtrale et la découverte des jeux de scène.